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La bibine comédie


NOLLET_Kangourous_pt
On ne boit pas les rats-kangourous, Estelle Nollet, Paris : Albin Michel, 2009. 328 p. 20 €

Voilà un premier roman extraordinaire qui tranche par sa qualité et son originalité dans cette rentrée plutôt médiocre ! Une fable, une parabole. Dans un trou perdu, des hommes et des femmes, tous arrivés là à cause d’une sourde culpabilité, et incapables de quitter ce qui ressemble à l’Enfer de Dante. Leur seule divinité : la (pas dive) bouteille. Bourrés du matin au soir pour tromper l’ennui et l’angoisse. Willie, le narrateur, est le seul à être né là avec Doogie, un simple d’esprit creuseur de trous. Il essaie de comprendre, quand il n’est pas trop saoul. Mais qu’y a-t-il à comprendre ? Et est-il possible de sortir de cet enfer ?
Une histoire touchante, juste, des personnages magnifiques, humains dans leur déchéance, dans leurs bassesses, dans leurs espoirs et leurs recherche du salut. Une manière de dire le macrocosme d’un monde à la dérive et les microcosmes des individus qui s’y débattent, pour le meilleur comme pour le pire.
Si vous n’en lisez qu’un, cette rentrée, que ce soit celui-là…

Une réaction sur “La bibine comédie”

  1. Tout à fait d’accord avec toi sur ce livre, Vincent. Je l’avais d’ailleurs dit dès le mois d’août. (http://journallecteur.blogspot.com/2009/08/premier-roman-estelle-nollet-cherche-la.html)
    En revanche, pas du tout d’accord à propos de la qualité de cette rentrée, tout sauf médiocre. Je passe des journées à essayer – parfois en vain – d’arrêter de lire pour écrire mes articles.

Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.