La bibine comédie

On ne boit pas les rats-kangourous, Estelle Nollet, Paris : Albin Michel, 2009. 328 p. 20 €
Voilà un premier roman extraordinaire qui tranche par sa qualité et son originalité dans cette rentrée plutôt médiocre ! Une fable, une parabole. Dans un trou perdu, des hommes et des femmes, tous arrivés là à cause d’une sourde culpabilité, et incapables de quitter ce qui ressemble à l’Enfer de Dante. Leur seule divinité : la (pas dive) bouteille. Bourrés du matin au soir pour tromper l’ennui et l’angoisse. Willie, le narrateur, est le seul à être né là avec Doogie, un simple d’esprit creuseur de trous. Il essaie de comprendre, quand il n’est pas trop saoul. Mais qu’y a-t-il à comprendre ? Et est-il possible de sortir de cet enfer ?
Une histoire touchante, juste, des personnages magnifiques, humains dans leur déchéance, dans leurs bassesses, dans leurs espoirs et leurs recherche du salut. Une manière de dire le macrocosme d’un monde à la dérive et les microcosmes des individus qui s’y débattent, pour le meilleur comme pour le pire.
Si vous n’en lisez qu’un, cette rentrée, que ce soit celui-là…

Tout à fait d’accord avec toi sur ce livre, Vincent. Je l’avais d’ailleurs dit dès le mois d’août. (http://journallecteur.blogspot.com/2009/08/premier-roman-estelle-nollet-cherche-la.html)
En revanche, pas du tout d’accord à propos de la qualité de cette rentrée, tout sauf médiocre. Je passe des journées à essayer – parfois en vain – d’arrêter de lire pour écrire mes articles.