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La chanson de Zelda et Fanny


cd audioEn 2007, le roman de Gilles Leroy, Alabama Song (Mercure de France), remportait le Prix Goncourt, non sans surprise car triomphant de deux grands livres, A l’abri de rien d’Olivier Adam et Le rapport de Brodeck de Philippe Claudel. Soit la vie de Scott et Zelda Fitzgerald, racontée avec empathie et sensibilité de leur rencontre en 1918 à la mort de Zelda trente ans plus tard dans l’incendie de l’hôpital psychiatrique où elle était internée depuis plusieurs années.

Une histoire douloureuse où l’amour passionnel fait progressivement place au ressentiment et à la jalousie, sans jamais disparaître toutefois, Scott reprochant par exemple à sa femme de s’être inspirée de leur vie commune pour écrire son unique roman, Accordez-moi cette valse (récemment réédité en poche chez Laffont), alors que lui a fait de même, notamment dans Tendre est la nuit, allant même jusqu’à puiser dans son journal intime. Mais aussi une histoire magnifique qui fait joliment revivre l’entre-deux guerres aux Etats-Unis et en France, où le couple s’est expatrié. De cette matière formidablement romanesque, Fanny Ardant s’est emparée pour nous la restituer avec passion, de sa voix grave et envoûtante, dans un CD audio publié chez Gallimard. 1h20 d’étrange sensation, la comédienne nous emportant littéralement dans ce monde paroxystique entre réalité et fiction.

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…