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La disponibilité généreuse de Pierre Mertens


J’ai contacté Pierre Mertens à deux reprises, alors qu’il ne me connaissait ni d’Eve ni d’Adam. Je venais de terminer une traduction du roman « Flächenbrand » de l’écrivain Max von der Grün, – en français « Nappe de feu » publié chez Messidor (disparu depuis) - que j’avais entreprise sans contrat, car j’ignorais tout du milieu de l’édition. Même l’auteur m’avait mis en garde contre le risque que je prenais de traduire un roman sans contrat avec un éditeur. J’ai décidé alors d’envoyer le manuscrit à Pierre Mertens, parce que je connaissais et appréciais ses textes et sa rubrique littéraire dans Le Soir, me disant que je n’avais rien à perdre, qu’on verra bien, et que  je risquais tout au plus de perdre 200 ou 300 feuilles de papier. Que ne fut pas ma surprise de recevoir – assez vite – une réponse, avec des suggestions de modifications dans le texte, et des encouragements dans la recherche d’un éditeur. J’ai été très ému de constater qu’un homme certainement très sollicité, et très occupé, ait pris le temps de lire et même d’apporter des corrections au texte qu’un inconnu lui avait envoyé par la poste!
Je n’ai pas hésité à récidiver avec l’envoi du manuscrit de mon roman Les tambours de Louis , alors qu’on ne s’était toujours pas rencontré. Il a lu le texte une fois de plus, et m’a écrit pour me dire qu’il était « assez emballé » par mon roman. Il m’a dés lors apporté son soutien dans la longue recherche d’un éditeur. C’est grâce à son soutien, sans doute, que l’Académie de Langue et de Littérature a octroyé une aide à l’édition, qui a abouti à la publication du roman aux Editions namuroises. Je tenais à apporter ce témoignage. Pierre Mertens est un homme généreux. C’est précieux.

Lucien Putz.

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…