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La fin d’un monde


Soleil fané, Tuyêt-Nga Nguyên, Bruxelles : Le grand miroir, 2009. 220 p. 18 €

Dans son magnifique Journaliste français, Tuyêt-Nga Nguyên avait raconté son enfance au Viet-Nam, pendant la guerre, jusqu’à son départ pour la Belgique, où elle allait entreprendre des études universitaires. Sa mère restait au pays et nul n’osait encore affirmer que le Sud allait être écrasé par les Viet-Cong.
C’est sur la chute de Saïgon que s’ouvre ce deuxième volume. Tuyêt est en Floride, elle a fini ses études et sa mère est restée coincée là-bas. Cette fois, nous assistons au naufrage des rêves, aux vagues de réfugiés qui échouent en Amérique et que Tuyêt essaie d’aider. Leurs récits, terrifiants comme toutes les apocalypses, qui révèlent la fin d’un monde et cherchent les pistes pour en construire un nouveau.
À travers de superbes portraits, l’auteur nous raconte cette page d’Histoire terrible. Et comme toujours, on découvre que les temps extrêmes dilatent les frontières du possible, vers le bien comme vers le mal. Avec, au centre de tout cela, encore et toujours cette mère exceptionnelle, pour laquelle la liberté n’a pas de prix.

Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.