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La fin d’un monde


Soleil fané, Tuyêt-Nga Nguyên, Bruxelles : Le grand miroir, 2009. 220 p. 18 €

Dans son magnifique Journaliste français, Tuyêt-Nga Nguyên avait raconté son enfance au Viet-Nam, pendant la guerre, jusqu’à son départ pour la Belgique, où elle allait entreprendre des études universitaires. Sa mère restait au pays et nul n’osait encore affirmer que le Sud allait être écrasé par les Viet-Cong.
C’est sur la chute de Saïgon que s’ouvre ce deuxième volume. Tuyêt est en Floride, elle a fini ses études et sa mère est restée coincée là-bas. Cette fois, nous assistons au naufrage des rêves, aux vagues de réfugiés qui échouent en Amérique et que Tuyêt essaie d’aider. Leurs récits, terrifiants comme toutes les apocalypses, qui révèlent la fin d’un monde et cherchent les pistes pour en construire un nouveau.
À travers de superbes portraits, l’auteur nous raconte cette page d’Histoire terrible. Et comme toujours, on découvre que les temps extrêmes dilatent les frontières du possible, vers le bien comme vers le mal. Avec, au centre de tout cela, encore et toujours cette mère exceptionnelle, pour laquelle la liberté n’a pas de prix.

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…