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La mélodie du Bonheur de Stacey Kent


Grâce à son arrivée sur la firme mythique Blue Note, et à la sortie de “Breakfast on The Morning Tram”, Stacey Kent passe, avec son aisance naturelle, du statut de chanteuse de jazz à celui de figure emblématique du jazz vocal. En effet, il est impossible de lire une revue, sans découvrir une interview de la jolie américaine, ou un article vantant ses qualités artistiques et son indiscutable charisme.

Pourtant cet album est – un tant soit peu- différent des précédents, prenant un peu de distance avec la marque de fabrique” made in Stacey”, celle des interprétations des grands classiques américains.

Un peu moins de standards donc, quelques superbes reprises de Gainsbourg, et une samba délicieusement entraînante, en prélude à un album totalement chanté en français, petit bijou qui viendra bien un jour pour notre plus grande joie, sans oublier quelques compositions personnelles de l’écrivain japonais Ishguro, tout entièrement dévoué à la voix douce et sensuelle de la plus anglaise des américaines.

Et comme toujours cette même joie, de retrouver Stacey dans la précision de ses fines mélodies, d’écouter son phrasé clair comme l’eau de roche, aussi vivant et vivifiant que le regard qu’elle semble porter sur la vie, sur l’amour, et évidemment sur la musique.

Un regard de joie, de sensualité, de simplicité dans le bon sens du terme, avec cette chaleureuse impression de bien-être cosy, d’accueil auprès du feu, de promenades dans la campagne anglaise en compagnie de son saxophoniste de mari Jim Tomlison.

Bref, un album à découvrir, étape dans la vie musicale de cette brillante et joyeuse interprète de la mélodie du bonheur…….

« Breakfast on the morning Tram », on Blue Note

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…