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La plus fascinante des histoires


The rest is noise. A l’écoute du XXe siècle, la modernité en musique, Alex Ross, Arles : Actes Sud, 2010. 768 p. 32 €

Nombreux sont ceux qui croient que la musique “classique” prend fin, grosso modo, avec le XIXe siècle, et que le XXe n’a fait que multiplier des recherches de plus en plus expérimentales et de moins en moins audibles, consommant la rupture entre la musique “savante” et le public – la brèche dans laquelle se serait engouffrée la musique “populaire”, du jazz à la pop en passant par toutes les formes du rock. Alex Ross réfute magistralement ces idées dans un essai qui se lit comme le plus passionnant des romans. Retraçant toutes les étapes de la musique, depuis Strauss jusqu’aux créations les plus récentes, il fait comprendre ce que chaque compositeur et chaque période a apporté comme enrichissements à la musique. Mieux encore, il fait exploser le mythe d’une frontière entre musiques savante et populaire en pointant, par exemple, l’apport de Stockausen dans certains morceaux des Beatles. Peut-on mieux dire et faire comprendre que la musique est éternelle et universelle ?
A noter le site www.therestisnoice.com qui fournit de précieux compléments musicaux.

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…