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La root africaine de Guy Le Querrec et de ses trois complices passe par Louvain-La-Neuve


Quand, dans une exposition, je suis devant un tableau qui m’interpelle sans savoir par quel bout le prendre, j’appelle l’oreille à la rescousse, et neuf fois sur dix, ça marche. Un tableau, ça se regarde, mais ça s’écoute aussi. Une affaire d’ondes, sans doute, de vibrations. L’inverse est vrai aussi, je l’évoque dans ma chronique sur Joëlle Léandre: une musique peut dérouler des images.

Guy Le Querrec, grand photographe de l’agence Magnum, sait depuis longtemps que les images, les siennes en tout cas, peuvent dérouler une musique. L’histoire a commencé en 1990, quand Le Querrec a l’idée de rassembler trois musiciens qui font partie de la fine fleur du jazz français et international et de les emmener en voyage et en tournée dans cette Afrique qu’il connaît bien. Ce sera la première tournée de Louis Sclavis, Henri Texier et Aldo Romano en Afrique en compagnie de Le Querrec qui, bien sûr, photographie. D’autres voyages suivront, et pour pérenniser cette expérience qui les marquera profondément, trois coffrets qui feront date, mêlant photographies et musique: Carnets de route, Suites Africaines, African Flashback. Oh, pas de coffrets-souvenirs, non, mais un projet neuf, inversé en quelque sorte: les musiciens se tournent vers les photos, les musiciens regardent les photos, les musiciens jouent les photos, parce que oui, une photo, ça peut se jouer, comme un tableau peut s’écouter : Sclavis, clarinette basse, clarinette, saxophone soprano, Texier, contrebasse, Romano, batterie.

C’est une facette de ce projet que le quatuor vient nous présenter à l’Aula Magna, ce 21 septembre, à Louvain-La-Neuve: trois musiciens improvisant sur les photos de Le Querrec projetées sur grand écran.

Guy Le Querrec réalise ses premières photos de musiciens de jazz à Londres, fin des années 50, avec son premier Leica acheté avec l’argent de ses heures supplémentaires dans une société d’assurance. Influence de Cartier-Bresson. Fait ses débuts professionnels en 1967, travaille pour le magazine Jeune Afrique, rejoint l’agence Magnum, Il parcourt l’Afrique, la grande affaire de sa vie, tout comme le jazz, ce qui ne l’empêche pas de réaliser des reportages chez les Indiens d’Amérique du Nord, en Chine, à Paris, au Portugal, au moment de la Révolution des Œillets.

Le trio: Louis Sclavis, Henri Texier, Aldo Romano sont trois géants de la musique européenne. Voir Google.

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    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…

    • Il faut

      A toutes les malédictions qui frappent la Grèce oubliée des Dieux, il faut ajouter celle d’avoir vu émerger aux législatives du 6 mai un parti néo-nazi, qui a très vite donné sa pleine mesure. D’abord, les journalistes ont été contraints de se lever quand le chef de cette clique est arrivé à la conférence de presse – ceux qui ont refusé étaient exclus de la salle. Ensuite, on l’a interrogé sur la manière dont il aborderait la question de l’immigration si son parti entrait au Gouvernement. Réponse : « Je vous laisse imaginer… » C’est parfaitement clair, dans son obscurité même…