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Larme du crime


L’ange des armes, Jean Claude Bologne, Paris : Calmann-Lévy, 2010. 230 p. 18 €

Disons-le sans ambage : Jean Claude Bologne est un de nos écrivains les plus originaux et ce roman est, à mon avis, un de ses meilleurs, sinon le meilleur. Comme dans “Le frère à la bague”, il plonge dans l’Histoire et nous livre un récit qui engage l’humanité toute entière, et de toute éternité. Tout en reprenant les questions qui le préoccupent depuis son premier livre.
Dans le Paris de la Troisième République naissante, un combat d’hommes et d’anges se joue autour d’un couteau : celui avec lequel Pierre coupa l’oreille du soldat venu arrêter le Christ. Le même que, plus tard, Ravaillac utilisa pour tuer le bon roi Henri IV. Une arme qui commande au meurtrier, qui se passe comme une malédiction. Une lame suivie par les anges et dont le destin est de mettre un terme à un tout autre combat que celui qui viserait la monarchie…
Dans ce roman tourbillonnant et passionnant, ce polar mystique, Bologne pose la question de la liberté humaine face à la prédestination et à la providence. Et si… Et si les anges et Dieu nous laissaient tranquilles ?

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…