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L’autre Marilyn


Jayne Mansfield, 1967, Simon Liberati, Paris : Grasset, 2011. 196 p. 18 €

Le cinéma américain a forgé quelques-unes des grandes légendes du siècle passé : celles qui, à travers leurs folies, leurs déviances autant que par leurs talents (et parfois davantage), ont défrayé la chronique et exercé une fonction cathartique auprès d’un public qui découvrait les “People” et la presse à sensation.
Grasset, depuis “L’enfant d’octobre” de Ph. Besson consacré à l’affaire Grégory, propose une collection dans laquelle un écrivain s’empare d’un fait réel qui a occupé la presse. Liberati s’intéresse ici à Jayne Mansfield, icône d’Hollywood, plus connue pour ses provocations et ses strip-teases que pour ses rôles. En partant de l’accident de voiture qui lui a coûté la vie, Liberati remonte dans sa carrière en s’intéressant particulièrement aux dernières années, celles de la chute et de tous les excès. Un portrait cru, féroce et drôle, d’une époque flamboyante, névrosée et révolue. Aujourd’hui, ces excès sont devenus une triste norme qui ne fait plus rêver personne…

Réagissez

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…

    • Il faut

      A toutes les malédictions qui frappent la Grèce oubliée des Dieux, il faut ajouter celle d’avoir vu émerger aux législatives du 6 mai un parti néo-nazi, qui a très vite donné sa pleine mesure. D’abord, les journalistes ont été contraints de se lever quand le chef de cette clique est arrivé à la conférence de presse – ceux qui ont refusé étaient exclus de la salle. Ensuite, on l’a interrogé sur la manière dont il aborderait la question de l’immigration si son parti entrait au Gouvernement. Réponse : « Je vous laisse imaginer… » C’est parfaitement clair, dans son obscurité même…