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Le grand cirque de l’amour


9782226190826
Après le très remarqué Poulailler, Carlos Batista entre en piste avec un nouveau roman maîtrisé et passionnant. Rien pourtant de très original dans la thématique fictionnelle du triangle amoureux, ‘mari-femme-amant’. C’est sans compter sur la virtuosité du jeune auteur français. Sous le modèle du triptyque, Batista jongle avec les points de vue de ses personnages, empruntant pour l’occasion trois formes littéraires différentes : récit, journal intime et lettre. Chaque personnage raconte un pan de son histoire, de ses attentes, de ses illusions et désillusions. L’épouse joue les équilibristes entre l’amour sincère qu’elle voue à son mari homosexuel et la relation passagère – et purement charnelle – qu’elle entretient avec un amant de 15 ans son cadet. A défaut de révéler au grand jour son homosexualité, le mari, lui, préfère la fuite. Quant au jeune coiffeur, amoureux de la grande bourgeoise, il se débat dans un jeu de dupes social. A force de se contorsionner pour combler une insatisfaction qui affleure à chaque page, ces trois naufragés de l’amour présentent des figures de clowns tristes incapables de se comprendre. Les quiproquos en effet abondent et effritent les relations. Roman sur l’incommunicabilité entre les êtres ? Sur la complexité de faire coller sa propre perception de l’amour à celle d’autrui ? L’auteur nous convie à un son et lumière autour de la difficulté de la passion amoureuse. Un spectacle orchestré de main de maître !…
L’Envers amoureux, Carlos Batista, Albin Michel, 240 p.

Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.