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Le grand gentil loup


Croc-Blanc, Jack London, Paris : Thélème, 2006. 3 h. p. 18 €

Sans le livre audio, je crois que je n’aurais jamais fait découvrir Croc-blanc à mon fils. Quelle découverte, pourtant ! Pour lui, bien sûr, et pour moi aussi qui ne m’en souvenait pas, ou si mal. Arthur a bien entendu adoré la magnifique histoire de ce loup qui, du monde sauvage, découvre l’homme et, petit à petit, se laisse apprivoiser ; mais il a aussi noté qu’il y avait quelque chose de particulier dans le texte, à savoir qu’il n’était peut-être pas aussi heureux que ça de voir un loup se laisser maîtriser.
C’est que le livre de London est aussi un ode à la civilisation de l’homme blanc: Croc-blanc passe du Wild au monde indien, puis à celui des chercheurs d’or, et enfin à celui de la civilisation des dieux suprêmes, les Blancs de Californie. Mais il ne faut bouder son plaisir : le texte est splendide, et la lecture de Cédric Zimmerlin parfaite.
J’étends donc ma découverte de l’univers du livre audio avec cette maison, elle aussi très spécialisée: Thélème. La collection à l’œuvre ici est liée à celle de Natan, “Rouge et or”. On peut regretter, peut-être, que les textes soient parfois “arrangés” pour s’adapter au public des enfants, mais le travail est très bien fait.

Ecoutez un extrait.

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…