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Le livre de sa mère


L’obscure ennemie, Elisabetta Rasy, Paris : Seuil, 2010. 130 p. 17 €

La mort de la mère est certainement un événement qui a suscité quelques-uns des plus beaux textes de la littérature: “Le livre de ma mère” de Cohen ou “Une mort si douce” de Beauvoir, pour ne citer que ceux-là, comptent parmi les chefs-d’œuvre du XXe siècle. Cela tient de toute évidence au fait que la mère est celle qui nous a donné la vie, et que tout écrivain se sent chargé d’une dette particulière, qui le pousse à lui offrir un texte différent, peut-être le plus intime.
Elisabetta Rasy raconte ici les derniers mois d’une vieille mère, digne et décidée à gérer sa mort comme elle l’a fait pour sa vie. Point de confidence, de confession ; au contraire, à cause de la maladie, une méfiance terrible entre les deux femmes. Pour l’ancienne comédienne, il est dur de ne pas jouer devant sa fille écrivain; et pour la femme de lettres, il est plus dur encore de trouver les mots pour dire l’amour, et plus encore, pour dire adieu.
Un petit livre essentiel…

Réagissez

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.

    • Il faut

      Si, comme il l’a confié en Guyane, Nicolas Sarkozy envisage « la fin de sa carrière », et ainsi sa défaite à la Présidentielle de 2012, il sera facile de deviner ce qu’il dirait lors de ses adieux : à savoir que ce n’est pas sa faute si les français sont si allergiques aux réformes – bref, qu’ils ne le méritaient pas ! Et de conclure : « Je vous quitte, car maintenant, il faut que je me fasse de l’argent… »