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Le livre de sa mère


L’obscure ennemie, Elisabetta Rasy, Paris : Seuil, 2010. 130 p. 17 €

La mort de la mère est certainement un événement qui a suscité quelques-uns des plus beaux textes de la littérature: “Le livre de ma mère” de Cohen ou “Une mort si douce” de Beauvoir, pour ne citer que ceux-là, comptent parmi les chefs-d’œuvre du XXe siècle. Cela tient de toute évidence au fait que la mère est celle qui nous a donné la vie, et que tout écrivain se sent chargé d’une dette particulière, qui le pousse à lui offrir un texte différent, peut-être le plus intime.
Elisabetta Rasy raconte ici les derniers mois d’une vieille mère, digne et décidée à gérer sa mort comme elle l’a fait pour sa vie. Point de confidence, de confession ; au contraire, à cause de la maladie, une méfiance terrible entre les deux femmes. Pour l’ancienne comédienne, il est dur de ne pas jouer devant sa fille écrivain; et pour la femme de lettres, il est plus dur encore de trouver les mots pour dire l’amour, et plus encore, pour dire adieu.
Un petit livre essentiel…

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    • Top 3 des films à l’affiche
      sept 08 2010

      1. « Inception »: Un sommet du blockbuster intelligent. A voir sur grand écran, tant qu’il est encore temps.
      2. « L’Arbre »: La plus belle histoire de deuil familial depuis « La Chambre du Fils ».
      3. « Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies antérieures) »: Laissez-vous émerveiller par ce film-fantôme envoûtant et apaisant.

    • Il faut
      sept 07 2010

      sur-souligner deux indignités, à propos des expulsions de Roms. Kouchner, qui ne confie qu’après l’été meurtrier avoir «songé à démissionner», et abîme ainsi sa chère image pour demeurer, même impuissant, au pouvoir ; Glucksmann, écrivant que « le droit à l’errance est imprescriptible », qui plaide, en gros filigrane, pour la sienne d’errance, intellectuelle.

    • Un train de retard
      sept 06 2010

      Le francophone qui semble avoir le mieux compris les enjeux, c’est Philippe Moureaux (lisez l’interview dans le Vif). Les francophones ont enfin compris ce que les Flamands demandaient il y a dix ans déjà. Le problème, c’est que les Flamands demandent autre chose aujourd’hui.