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Le livre de sa mère


L’obscure ennemie, Elisabetta Rasy, Paris : Seuil, 2010. 130 p. 17 €

La mort de la mère est certainement un événement qui a suscité quelques-uns des plus beaux textes de la littérature: “Le livre de ma mère” de Cohen ou “Une mort si douce” de Beauvoir, pour ne citer que ceux-là, comptent parmi les chefs-d’œuvre du XXe siècle. Cela tient de toute évidence au fait que la mère est celle qui nous a donné la vie, et que tout écrivain se sent chargé d’une dette particulière, qui le pousse à lui offrir un texte différent, peut-être le plus intime.
Elisabetta Rasy raconte ici les derniers mois d’une vieille mère, digne et décidée à gérer sa mort comme elle l’a fait pour sa vie. Point de confidence, de confession ; au contraire, à cause de la maladie, une méfiance terrible entre les deux femmes. Pour l’ancienne comédienne, il est dur de ne pas jouer devant sa fille écrivain; et pour la femme de lettres, il est plus dur encore de trouver les mots pour dire l’amour, et plus encore, pour dire adieu.
Un petit livre essentiel…

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…