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Le peintre des âmes


ADAMEK_Fauve_ptLe roman fauve, 1 : les rouges portes de Lorraine, André-Marcel Adamek, Bruxelles : Le grand miroir, 2009. 320 p. 20 €

L’imagination et la langue fertiles d’Adamek nous plongent dans un XVIIe siècle tumultueux, ravagé par les guerres de religions. Avec le peintre Palurme, devenu aveugle sous le soleil florentin, et son apprenti Thomas, bloqués à Luneville où ils deviennent les amis du grand Georges de La Tour, Adamek mêle la peinture à l’Histoire, l’émotion à l’aventure, l’intelligence au divertissement.
Le passé est convoqué pour questionner notre temps ; quel est le sens de la création en des périodes de grands troubles ? Et comment faire accepter le renouveau de l’art quand l’hiver de l’habitude fige les jugements critiques ?
Premier volume d’une trilogie annoncée, ce roman captive et séduit. Adamek convoque une galerie de portraits plus vivants les uns que les autres, des trognes, des cœurs, des catins et des anges, des démons et des héros, le tout dans une langue réinventée qui vous fait voyager dans le temps et rêver en couleurs. Fauves, évidemment.

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…