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L’économie du roman


RUBINSTEIN_Journal_ptLe journal de Yaël Koppman, Marianne Rubinstein, Paris : Sabine Wespieser, 2007. 217 p. 29 €

Marianne Rubinstein est prof d’économie, ce qui fait d’elle une romancière très particulière. Ce “Journal de Yaël Koppman” mêle subtilement l’intimité devinée de l’auteur à celle de la “tribu” de Virginia Woolf, à laquelle appartenait l’économiste Keynes. Journal intime donc, mais aussi chronique drôle et lucide de notre temps et de ces questions, il est tout ce que la narratrice parvient à écrire à la suite d’un projet éditorial bientôt avorté : écrire un roman à succès, un “chick litt”, cette littérature “pour nana”, poulette, débile… À défaut d’un tel navet, la voilà partie dans deux cents pages magnifiques, intelligentes, positives sans être béates, tout en posant quelques questions (im)pertinentes : qu’est-ce que l’identité religieuse, sexuelle, communautaire, professionnelle ? Une seule d’entre elles suffit-elle à nous définir ? Et surtout : comment construire notre avenir sans piétiner le passé de nos parents ? Un achat plus que rentable, classé AAA.

Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.