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L’élégance de l’escargot


CHEVRIER_Departementale_ptDépartementale 15, Jean-Marie Chevrier, Paris : Albin Michel, 2009. 175 p. 15 €

Le vieil homme qui charge dans sa vieille Rover deux jeunes passagers un peu perdus semble égaré dans son siècle. Discret à l’extrême, mais poli, serviable, bien intentionné. Sans oublier sa parfaite maîtrise de la langue et du code du savoir-vivre. La jeunesse et les désarrois distincts de ses hôtes d’infortune l’émeuvent. Ils les gardent près de lui plus longtemps que sa pudeur ne devrait le tolérer. Et ils leur offrira, tout à la fin, après de longues digressions sur Jeanne d’Arc et des invitations à l’hôtel (en tout bien toute honneur) et au restaurant, le secret de sa vie et de son âme.
Une promenade touchante, drôle, magnifiquement écrite pour qui aime musarder sur les départementales de Loire autant que dans les méandres des âmes de nos contemporains, jeunes et moins jeunes. Des petites détresses élégantes, sans drame excessif (on en France, tout de même…); les liens improbables qui se tissent entre ces personnages emprisonnent rapidement le lecteur, pour son plus grand plaisir.

Réagissez

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.

    • Il faut

      Si, comme il l’a confié en Guyane, Nicolas Sarkozy envisage « la fin de sa carrière », et ainsi sa défaite à la Présidentielle de 2012, il sera facile de deviner ce qu’il dirait lors de ses adieux : à savoir que ce n’est pas sa faute si les français sont si allergiques aux réformes – bref, qu’ils ne le méritaient pas ! Et de conclure : « Je vous quitte, car maintenant, il faut que je me fasse de l’argent… »