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Les chroniqueurs, ces braves types


BERTRAND_Sales_ptLes autres, c’est rien que des sales types, Jacques A. Bertrand, Paris : Julliard, 2009. 134 p. 15 €

L’art de la chronique est un art difficile. Jacques Bertrand l’illustre avec panache dans le cadre de l’émission de France Culture des « Papous dans la tête ». J’aime bien Jacques Bertrand. Il pratique la brièveté, l’humour noir, l’émotion pudique et la justesse de l’analyse avec cette aisance derrière laquelle se cache un grand travail.
Quels sont ces autres qui, à en croire le chroniqueur, ne seraient que des sales types ? La liste est longue : le voisin, le pauvre, le végétarien, le con, le conjoint, le Parisien… Pour chacun, Jacques Bertrand brosse le tableau des stéréotypes, des qualités et des défauts de cet autre qui, parfois, nous ressemble tellement. Tout en respectant un des canons du genre de la chronique, qui insère dans chaque texte un élément récurrent, non dénué d’absurde, et qui est en l’occurrence le meilleur ami de tout autre qui se respecte : le chien.
Des petits textes à déguster le soir avant de se coucher, qui sait à côté de cet(te) autre qui fait notre enfer ou notre paradis et qui pense peut-être parfois de nous que nous sommes des sales types.

Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.