Facebook

Les histoires d’amour finissent mal


Les derniers jours de Stefan Zweig, Laurent Seksik, Paris : Flammarion, 2010. 188 p. 19 €

Evidemment, avec un titre pareil, même si on ne connaît pas le destin de Stefan Zweig, on se dit qu’on ne va pas lire un roman drôle… Mais le destin d’un des plus grands romanciers du XXe siècle méritait à son tour l’hommage d’une fiction. Fidèle à son sujet, Laurent Seksik se livre à l’exercice périlleux de la biographie qui — de la manière dont l’a remarquablement pratiquée Zweig – livre autant sur le personnage choisi que sur l’auteur.
C’est l’occasion de revenir sur cette intelligence hors pair, frappée d’impuissance et de désespoir devant la montée du nazisme et des victoires militaires qui semblent augurer une victoire définitive des forces du mal et, conséquemment, la mort d’un monde culturel foisonnant, métissé et libre auquel Zweig aura cru et apporté quelques-uns de ses joyaux. Au-delà de l’histoire, c’est aussi une histoire d’amour tragique, comme seule la littérature peut en inventer.
Un roman d’actualité aussi, pour nous rappeler que l’apocalypse ne peut sembler aussi proche que lorsque le désespoir triomphe. Et Zweig n’a pas voulu ou pu voir qu’il ne faut jamais désespérer…

Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.