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Les trous noirs de la mémoire


Le Carnet de Nicolaï, Raymond Masai, Cuesmes : Le Cerisier, 2010. 130 p. 10 €

Ce qu’il y a de fascinant avec les grandes pages de l’Histoire, c’est qu’elles sont à elles seules des livres entiers, au nombre incalculable de feuillets. Certains d’entre eux, malgré le temps et les recherches, vont rester vierges, parce que les événements qu’ils concernent ne sont pas “politiquement corrects”; ils ne rentrent pas dans le discours dominant. Ainsi, le sort de ces soldats russes “vendus” par le Tsar à la France en 1916, contre des armes, et qui vont se retrouver victimes d’une révolution qu’ils n’ont pas faite. Ceux qui ne seront pas massacrés par l’armée française, dans le camp de La Courtine où ils sont internés, deviendront une main-d’œuvre exploitée dans les usines françaises.
Masai met ses pas dans ceux de Nicolaï, Russe d’origine mais Français, choisi comme interprète et qui prendra fait et cause pour ses compatriotes. Un roman sensible, intelligent et bien écrit pour rendre hommage à ces oubliés d’une “grande” guerre dont, décidément, on n’a pas fini de parler.

Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.