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L'Histoire à travers la BD


enfants sauvés
La bande dessinée se penche régulièrement sur notre Histoire, politique ou guerrière, et rend parfois compte de notre présent. Voici quelques exemples récents.
Tardi, référence obligée pour la Première Guerre mondiale, raconte dans Putain de guerre! (Casterman) les années 1914, 1915 et 1916 à travers le témoignage d’un poilu envoyé comme des millions d’autres au casse-pipe. Le dessin est, comme d’hab’, magistral et est complété par un dossier de 22 pages écrit par l’historien Jean-Pierre Verney et illustré de photos d’époque.
Opération Vent printanier(Casterman), de Richelle et Wachs, est le nom de code de la rafle du Vel d’Hiv des 16 et 17 juillet 1942 au cours de laquelle quelque 9000 policiers français ont arrêté plus de 13000 juifs dans Paris et sa banlieue. Les héros de ce récit sont, d’une part, la fille d’un gardien de la paix humaniste et veuf amenée par hasard à nouer des relations amicales et fort innocentes avec un soldat allemand francophile et francophone, d’autre part, le fils d’un fabricant d’articles en cuir proche de la ruine. Contraint de commercer avec les Allemands, il s’enrichit, non sans mauvaise conscience, en travaillant pour un ancien camarade devenu un intermédiaire sans scrupules.
Ecrit par Philippe Thirault, magnifiquement mis en images par différents dessinateurs, Les enfants sauvés (Delcourt) raconte huit histoires authentiques d’enfants juifs rescapés du ghetto de Lituanie, de Salonique, de Vienne, de Paris ou des Pays-Bas. Un dossier sur les enfants de la Shoah et l’association Yad Layeled termine l’album. Pour la première fois sont publiés les Carnets de guerre (Casterman) de Jacques Martin, le créateur d’Alix. Ces dessins ont été réalisés à 23 ans, entre 1943 et 45, pendant son STO (Service du Travail Obligatoire) en Allemagne. Le contexte historique est rappelé par Julie Maeck et Patrick Weber s’entretient longuement avec le dessinateur.
Plusieurs albums petit format abordent d’autres tragédies du XXe siècle. Dans Medz Yeghern (Le grand mal) (Dargaud), Paolo Cossi retrace avec force le génocide arménien perpétré par les Turcs en 1915-16. Né à Tel-Aviv en 1963, Uri Fink se met lui-même en scène à différents moments de sa vie dans Israël-Palestine entre guerre et paix (Berg International) et rend ainsi compte de la vie en Israël d’un citoyen plaidant pour la coexistence pacifiste avec les Palestiniens. Valse avec Bachir (Casterman) est la mise en images du film d’animation d’Ari Folman et David Polonsky qui raconte, à la suite des souvenirs d’un jeune appelé israélien envoyé à Beyrouth en 1982, le massacre des camps de Sabra et Chatila. Frères d’armes (Casterman), enfin, réunit deux histoires, Cachemire et Kerala. L’une est le récit d’un ancien combattant pour un Cachemire libre sur fond de guerre indo-pakistanaise. L’autre raconte le retour d’un jeune homme en Inde après douze ans de vie en Ecosse. Il retrouve son frère devenu un «guide spirituel» rejetant les idées occidentales, membre d’un parti fanatique qui a notamment mis le feu à un cinéma diffusant un film «impur».
Un très bel et touchant album, Laïka (Dargaud), œuvre d’un auteur d’origine suédoise, Nick Abadzis, raconte l’aventure de la première chienne envoyée dans l’espace début novembre 1952.Last but not least, L’Affaire Cleastream, ne pouvait échapper à la BD. Denis Robert, le journaliste qui en est à la base, mais qui en est aujourd’hui l’une des principales victimes, la retrace dans L’affaire des affaires (Dargaud) avec Yan Lindingre et Laurent Astier. Pour tenter de comprendre une affaire d’Etat toujours pas résolue.

Réagissez

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.

    • Il faut

      Si, comme il l’a confié en Guyane, Nicolas Sarkozy envisage « la fin de sa carrière », et ainsi sa défaite à la Présidentielle de 2012, il sera facile de deviner ce qu’il dirait lors de ses adieux : à savoir que ce n’est pas sa faute si les français sont si allergiques aux réformes – bref, qu’ils ne le méritaient pas ! Et de conclure : « Je vous quitte, car maintenant, il faut que je me fasse de l’argent… »