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L’increvable Vian


L'Ecume des joursL’écume des jours, Boris Vian, lu par Arthur H, éditions Audiolib, 17 €.

À en croire les bêtises de Sartre dans Qu’est-ce que la littérature ?, plus personne aujourd’hui ne devrait lire Boris Vian (ni d’ailleurs Jean-Paul Sartre ou Jean-Sol Partre). Et pourtant, voilà une œuvre « morte » qui vit plus que jamais ! Les rééditions se multiplient et l’on s’aperçoit que l’œuvre de Vian compte parmi les plus riches du XXe siècle. Parmi cette œuvre, L’écume des jours reste un chef-d’œuvre de tendresse, d’invention et d’ironie. Un des plus beaux romans d’amour, dit-on, de ce siècle, avec Belle du Seigneur d’Albert Cohen.
Le voilà son tour en livre audio, dans la collection AudioLib, qui multiplie d’ailleurs les titres de Vian. Une lecture agrémentée de brefs passages de jazz, ce qui s’imposait pour Vian.
Arthur, dix ans bientôt, adore et rit beaucoup. Personnellement, je ne suis pas convaincu que la voix essoufflée et syncopée d’Arthur H soit la meilleure, mais on se laisse prendre par la grâce et la force d’un texte qui n’a pas pris une ride.approuvé par Arthur
Ecoutez un extrait (chapitre 4)

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    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…