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Miles, encore et toujours


Est-ce en raison de la superbe exposition que la Cité de la Musique à Paris lui a consacrée durant trois mois, mais il me vient une merveilleuse envie – pour les rares personnes qui ne le connaîtraient pas encore – de proposer la découverte de celui qui immortalise le jazz dans toute sa définition de diversité, de liberté et de qualité; à savoir le trompettiste Miles Davis.

Se promener dans les allées de l’expo revient à parcourir quarante années de musique et à rencontrer au détour de chaque note tous les grands musiciens qui l’ont accompagné durant sa carrière : Dizzie Gillespie, Max Roach, Charlie Parker, Sonny Rollins, Horace Silver, Kenny Clarke, John Coltrane, Herbie Hancock, Ron Carter, Tony Williams, Bill Evans, Gil Evans… et encore et encore, au point de se demander pourquoi tous voulaient jouer avec et pour lui.

Peut-être parce qu’il était en avance sur le temps et aussi sur le tempo ou parce qu’il a tout aimé, crée, influencé, interprété, assimilé et imposé à ces musiciens qui lui doivent sinon leur carrière, tout au moins de leur avoir appris à donner le meilleur d’eux-mêmes et à oser prendre des risques musicaux.

We want miles est un double compilation réalisée à l’occasion de cette rétrospective. Un superbe cd et un très beau livrêt d’anotations présentant la rencontre du génie musical d’un homme qui a haussé la qualité du jazz à un niveau rarement égalé à ce jour.

Et surtout un authentique voyage au travers du jazz avec des titres aussi célèbres que “Bye bye blackbird, So what, Sumertime, Walkin, Round midnight, My funny valentine” et tant d’autres extraits de son répertoire qui donneront une seule et même envie: celle de découvrir ou redécouvrir toute l’oeuvre du beau Miles.

Réagissez

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.

    • Il faut

      Si, comme il l’a confié en Guyane, Nicolas Sarkozy envisage « la fin de sa carrière », et ainsi sa défaite à la Présidentielle de 2012, il sera facile de deviner ce qu’il dirait lors de ses adieux : à savoir que ce n’est pas sa faute si les français sont si allergiques aux réformes – bref, qu’ils ne le méritaient pas ! Et de conclure : « Je vous quitte, car maintenant, il faut que je me fasse de l’argent… »