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Miles, encore et toujours


Est-ce en raison de la superbe exposition que la Cité de la Musique à Paris lui a consacrée durant trois mois, mais il me vient une merveilleuse envie – pour les rares personnes qui ne le connaîtraient pas encore – de proposer la découverte de celui qui immortalise le jazz dans toute sa définition de diversité, de liberté et de qualité; à savoir le trompettiste Miles Davis.

Se promener dans les allées de l’expo revient à parcourir quarante années de musique et à rencontrer au détour de chaque note tous les grands musiciens qui l’ont accompagné durant sa carrière : Dizzie Gillespie, Max Roach, Charlie Parker, Sonny Rollins, Horace Silver, Kenny Clarke, John Coltrane, Herbie Hancock, Ron Carter, Tony Williams, Bill Evans, Gil Evans… et encore et encore, au point de se demander pourquoi tous voulaient jouer avec et pour lui.

Peut-être parce qu’il était en avance sur le temps et aussi sur le tempo ou parce qu’il a tout aimé, crée, influencé, interprété, assimilé et imposé à ces musiciens qui lui doivent sinon leur carrière, tout au moins de leur avoir appris à donner le meilleur d’eux-mêmes et à oser prendre des risques musicaux.

We want miles est un double compilation réalisée à l’occasion de cette rétrospective. Un superbe cd et un très beau livrêt d’anotations présentant la rencontre du génie musical d’un homme qui a haussé la qualité du jazz à un niveau rarement égalé à ce jour.

Et surtout un authentique voyage au travers du jazz avec des titres aussi célèbres que “Bye bye blackbird, So what, Sumertime, Walkin, Round midnight, My funny valentine” et tant d’autres extraits de son répertoire qui donneront une seule et même envie: celle de découvrir ou redécouvrir toute l’oeuvre du beau Miles.

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…