Facebook

Mille et une nuits d’amour


Chamsa, fille du soleil, Malika Madi, Paris : Editions du Cygne, 2010. 187 p. 16 €

À l’heure où l’Islam est de plus en plus confondu avec l’obscurantisme et le fanatisme, est bienvenu tout ce qui permet de rappeler, avec talent, qu’il est aussi le creuset d’une culture remarquable dont la sensualité et la liberté sont des composantes majeures. Ce faisant, l’idée n’est pas de verser dans le militantisme ni l’idéalisme béat.

C’est à ce pari difficile que s’est attelée Malika Madi. Dans ses romans précédents, elle a toujours cherché à présenter sa culture originelle en dehors des clichés. “Nuit d’encre pour Farah” ou “Les silences de Médéa”, cependant, plongeaient dans les difficultés que peuvent rencontrer les femmes pour accéder à la liberté et à l’indépendance. À la justice, tout simplement.

Avec Chamsa, Madi tourne une page; son héroïne est une jeune femme, au départ sans éducation, habitée par une sensualité débordante qui semble venue toute droite des Mille et une nuits. Petit à petit, elle fera l’apprentissage de l’amour et de ses jeux, mais pas seulement; elle partira aussi à la conquête de l’indépendance, du savoir et d’une forme de pouvoir qui lui permettra de contribuer à l’émancipation des femmes, dans l’Islam en particulier.

Un roman entre fable et réalisme, imprégné d’érotisme et de plaisirs – pas seulement sexuels –, qui surprendra sans doute par son audace et son culot.

Une réaction sur “Mille et une nuits d’amour”

  1. Un commentaire qui, en quelques lignes, nous ouvre le livre de Malika MAdi et nous donne l’envie de le lire; à l’heure où les communautés s’entrechoquent, gravons dans l’écriture et taguons dans nos esprit l’espoir de la naissance d’un monde plus compréhensif !
    Carine-Laure Desguin

Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.