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Mitterrand et le Mur


Les fastes du 20e anniversaire de la chute du mur estompés, quelques polémiques demeurent et ne sont près de s’éteindre sur cet épisode qui marqua, d’une certaine manière, la fin du XXe siècle. Il en est une particulièrement malvenue qui a rebondi en France pour des raisons essentiellement politiciennes mais qui a été largement reprise par la presse et les observateurs internationaux. Je veux parler de cette accusation récurrente portée à l’encontre de François Mitterrand de s’être opposé, ou au moins d’avoir freiné la réunification de l’Allemagne après la chute du Mur. Certes Mitterrand appartenait à cette génération d’hommes d’Etat marquée par deux guerres avec l’Allemagne mais il ne partageait pas l’avis d’un François Mauriac qui avec délectation disait tellement aimé l’Allemagne qu’il était heureux qu’il en existe deux. Le président français avait peu de vraies convictions mais la construction européenne faisait partie de celles-ci. Et par ailleurs, il avait développé avec le chancelier Kölh une véritable complicité politique. Pour avoir beaucoup suivi François Mitterrand à cette époque et l’avoir même accompagné en novembre 89 lors de son voyage controversé en Allemagne de l’Est, je me permets d’apporter ce témoignage personnel. Lors de ces discours officiels à Berlin Est ou pendant ces longs échanges avec les étudiants de Leipzig, jamais il ne découragea la réunification. Mais à l’égard d’Helmut Kohl et des dirigeants ouest-allemands il fut intransigeant sur deux points : l’intangibilité des frontières avec la Pologne et l’ancrage ouest européen de l’Allemagne. C’était pour lui, à juste titre, la condition d’une Europe pacifique et la manière d’éviter que l’Allemagne ne se tourne vers l’Est, déplaçant encore plus fortement le centre de gravité de l’Europe. Mitterrand obtint gain de cause et l’histoire, de ce point de vue, lui rendra un jour justice. Mais le prix à payer de cet ancrage fut certainement le traité de Maastricht offert aux Allemands et intégrant encore un peu plus l’Europe dans le libéralisme.

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    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…