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Moon@noon, le nouvel album de la pianiste de jazz Anne Wolf


Neuf ans depuis Amazone, le premier album de la pianiste belge Anne Wolf. Neuf longues années, le temps de découvrir le monde, d’explorer d’autres musiques, rencontrer et accompagner de nouveaux musiciens. Le temps aussi de composer la plus jolie des mélodies pour une femme: celle de la naissance d’un enfant. Le temps, le temps, toujours le temps…

Aujourd’hui, “Moon @ noon “, le nouvel album de celle qui fut sacrée Django d’or en 20O2 est arrivé et bien arrivé. Un disque différent, qui s’apprivoise lentement, furtivement pour ensuite ne plus vous lâcher. Un Cd qui nous rappelle que Anne est non seulement une virtuose du clavier mais aussi une excellente compositrice de morceaux qui se murmurent à l’oreille, qui surtout nous touchent au cœur, en maintenant tous nos sens en éveil.

“Moon @ noon” est interprété en trio, en compagne de Théo de Jong, à la basse, et de Janco au percussions, mettant tous deux parfaitement en valeur ces pièces teintées de parfum africain ou de sensualité sud-américaine. Si la pianiste bruxelloise fait appel à de jolies voies féminines (Marcia Maria, Christa Jérôme) et aussi au timbre grave des chanteurs Mizzy et Ben Ngabo pour des morceaux de world music, c’est surtout dans les ballades douces sensuelles et originales, que réside le principal attrait de l’enregistrement.

Des qualités qu’on espère un jour être mises encore plus en valeur lors d’un disque enregistré en solo.” Moon @ noon” est un album différent de tout ce qui sort actuellement. Un opus à découvrir. Celui de la rencontre d’une femme avec la musique, avec le bonheur et surtout avec l’amour du travail bien fait. Sans conteste, une artiste à suivre!

Moon@at noon/ sur Mogno

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…