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Mourir d’aimer


La voix des êtres aimés, Isabelle Jarry, Paris : Stock, 2011. 300 p. 19 €

Paul et Céleste ont été amants. Il était son professeur de philosophie ; elle était jeune et brûlante de vie. Puis, la rupture, et pour lui l’exil en Amérique. Alors qu’il se sait condamné, il revient en France et appelle Céleste pour qu’elle l’accompagne dans une maison de campagne…
Retrouvailles sans autre espoir que d’aider à vivre tout ce qui reste — ce petit peu qui est à lui seul une vie entière –, elles permettront à chacun des anciens amants de faire le point. Sur le passé et l’avenir, en profitant, chacun à sa manière, d’un présent, dense et fragile comme tous les présents. Pour le distraire, elle lui raconte une histoire d’amour, celle qu’elle a vécue au Vietnam avec un pêcheur ; mais peut-on impunément offrir à un amant mourant le récit d’un amour perdu ?
Comme toujours, Jarry évoque sans s’appesantir. La souffrance est là, mais elle n’est qu’une des phases de la respiration. Partout, et jusqu’au dernier souffle, règne la vie qui, seule, ouvre à l’amour.

Une réaction sur “Mourir d’aimer”

  1. Muriel dit :

    Une très belle histoire tout en pudeur ! Mon meilleur livre lu cet été !

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…