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No passaran


Les quatre morts de Jean de Dieu, Andrée Chedid, Paris : Flammarion, 2010. 192 p. 17 €

Le thème de l’Espagne et de la guerre civile de 1936 semble avoir séduit de nombreux écrivains, lors de cette rentrée littéraire. Andrée Chedid l’explore à la manière d’une grande dame de la littérature, arrivée au faîte de sa technique, au point que l’on se demande si l’inouïe simplicité de ce récit est le signe d’une grande jeunesse ou de cette incroyable naïveté qu’offre seule la plus aboutie des maîtrises.
Juan est mort quatre fois ; il a perdu la foi, il a perdu l’Espagne, il a perdu la ferveur communiste. Et il a perdu la vie. Cet homme entier et pourtant si doux, que ses enfants aiment mais fuient, est la clé de voûte d’un amour, celui qui le lie à Isabella, sa femme. Faut-il raconter l’amour pour tracer le récit de la guerre et de la mort ? Sans doute. Car sans l’amour, il n’y aurait que la perte et le vide. Bien sûr, l’amour rend ces épreuves plus difficiles parfois ; mais sans lui, aurait-on la force de les traverser ? Ce n’est là qu’une des infinies questions que se pose Isabella, veuve au terme d’une longue vie qui aura passé comme un éclair…

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…