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Où est le cerveau droit de la Chine ?


© P. Pellizzari, China, Shangri La 2009

Une nation dont le pouvoir est à parti unique, même si les membres sont élus par la base, est comparable à un homme sans cerveau droit. Peu d’émotion, beaucoup de raison. N’avoir qu’un cerveau gauche a pas mal d’avantages: on planifie les naissances, on libère des quartiers, on envoie des travailleurs par milliers en Afrique, on contrôle les paramètres de l’économie, les banques et la bourse. Toutes ces politiques seraient impossibles dans une démocratie; imaginez seulement le résultat s’il était demandé à la population de voter pour une politique de natalité n’autorisant qu’un enfant!
Malheureusement, pour nous, c’est le contraire: l’émotion nous emporte tellement que nous ne savons plus gouverner.
Alors pourquoi ne fait-on pas la même chose ?
Premièrement, je pense que l’Europe supranationale, qui encadre de plus en plus les états, ressemble à un système de parti unique.
Deuxièmement, n’avoir qu’un cerveau gauche a aussi des défauts: sans le cerveau droit, impossible d’expérimenter, de prendre des risques créatifs, impossible sans doute d’être heureux, d’augmenter la biodiversité humaine, bref impossible de créer des utopies et donc un monde meilleur.

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…