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Personnage ambivalent pour roman envoûtant


Sujet ô combien délicat, l’hermaphroditisme est traité avec finesse et bienveillance dans le très joli roman d’Eric Paradisi, Un baiser sous X. On a tous en mémoire le magnifique  Middlesex de Jeffrey Eugenides, on était là dans l’envergure anglo-saxonne avec ces 684 pages de saga polymorphe : récit d’apprentissage, roman épique, comédie. Un texte foisonnant et soutenu.   

 Le roman de Paradisi est plus sage et nettement plus court (188p.). Il rend compte avec pudeur de la difficulté de choisir son identité pour Camille qui est né(e) avec testicules et ovaires. Camille est fille et garçon, et ipso facto est contraint(e) à l’imposture : quoi qu’il/elle fasse, il/elle doit sans cesse cacher aux autres la moitié de son identité. Camille vit dès lors dans la crainte d’être démasqué(e). Il/elle a une existence sans amour physique, comment en effet dévoiler au partenaire son ambivalence? La seule sexualité accessible est celle des baisers. A ce titre, bravo à Eric Paradisi pour les très belles descriptions de l’intensité érotique de certains d’entre eux. 

 Un baiser sous X, Eric Paradisi, Fayard, 188p.

Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.