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Portrait sensible


9782879296449
Très belle autofiction, Le Remplaçant d’Agnès Desarthe répond à une commande des éditions de l’Olivier pour leur collection ‘Figures libres’. Le principe de la collection consiste pour l’auteur à évoquer un de ses héros. Avant Agnès Desarthe, Nathalie Kuperman s’était prêtée au jeu en abordant la figure emblématique du chanteur britannique dans son livre intitulé Petit déjeuner avec Mick Jagger. Agnès Desarthe, elle, a choisi de parler du directeur de l’orphelinat du ghetto de Varsovie, le célèbre Janusz Korczack. Mais très vite le sujet de son livre se déplace imperceptiblement vers la figure de son grand-père dont elle nous conte la vie. Une existence banale sauf qu’à y regarder de plus près, on découvre un homme doué d’une qualité rare et précieuse : l’art de raconter les histoires.
Le Remplaçant est un texte personnel et particulièrement abouti. Il dévoile en finesse une facette de l’imaginaire de la romancière et met l’accent sur son rapport à la mémoire et aux fantômes qui la peuplent.

Le Remplaçant, Agnès Desarthe, Olivier, 87p.

Réagissez

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.

    • Il faut

      Si, comme il l’a confié en Guyane, Nicolas Sarkozy envisage « la fin de sa carrière », et ainsi sa défaite à la Présidentielle de 2012, il sera facile de deviner ce qu’il dirait lors de ses adieux : à savoir que ce n’est pas sa faute si les français sont si allergiques aux réformes – bref, qu’ils ne le méritaient pas ! Et de conclure : « Je vous quitte, car maintenant, il faut que je me fasse de l’argent… »