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Prix Rossel tout frais


Si tu passes la rivière, Geneviève Damas, Luce Wilquin, 114 pages

Premier roman de la Belge Geneviève Damas et couronné hier du prix Rossel, Si tu passes la rivière nous entraîne dans un univers rural et socialement défavorisé. Si l’écriture peut décontenancer de prime à bord, elle cadre parfaitement avec le milieu qu’elle décrit : garde-cochon sensible et mal-aimé, François aimerait retrouver les traces de sa mère disparue peu de temps après sa naissance. Il aimerait également comprendre pourquoi son père lui interdit de franchir la rivière et pourquoi sa sœur a fui la ferme familiale. Pour répondre à toutes ces questions, le jeune garçon se lie d’amitié avec le curé du village et décide d’apprendre à lire en cachette pour ne pas attirer les moqueries de son père et de ses frères. Fable sur les gens simples, le roman de Geneviève Damas s’intéresse à des thématiques aussi variées que l’adoption, l’amitié ou la recherche de la vérité. Il comporte une riche dimension romanesque : on est dans de la « vraie fiction », loin des romans psychologiques et nombrilistes qui inondent le marché du livre. Un auteur dont on se réjouit de suivre la trajectoire!

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…