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Quand Herbie Hancock joue Joni Mitchell !


Quand le grand pianiste Herbie Hanckok, décide de consacrer un album au répertoire de la chanteuse et compositrice canadienne Joni Mitchell,tout en prenant la peine de s’en donner les moyens, le résultat ne peut être qu‘exceptionnel !

Pour réaliser ce petit bijou, Herbie a fait appel à un staff de chanteuses et chanteurs, totalement inspirés de l’état d’esprit « mitchellien » : allant d’une Norah Jones étonnante de rigueur, à un Léonard Cohen, pour une fois bien réveillé, en passant par une Tina Turner oubliant de jouer son rôle traditionnel de lionne rugissante, pour adopter avantageusement une attitude de parfaite mélancolie.

River offre donc un bouquet de superbes voix, accompagnées par le quartet favori d’Herbie Hancock, une « class team » composée de Wayne Shorter au saxo, Dave Holland à la bass, Lionel Loueke à la guitare et Vinnie Colaiuta à la batterie, bref, le genre de groupe et de figures emblématiques du jazz, pour lesquels tout amateur de jazz digne de ce nom n’hésiterait pas à parcourir quelques centaines de kilomètres.

Un mot sur le choix des morceaux comprenant les grands classiques de Joni Mitchell -qu’on peut également entendre en personne sur l’album dans un prestigieux Tea leaf Prophecy – mais également d’autres pièces nettement moins connues : tous insuffllant une impression de nouveauté, et de mélodies entièrement réinventées par le talent d’arrangeur du Maître, étonnamment mises en valeur dans une atmosphère de douceur et de sensualité.

Un album à écouter donc, et à découvrir pour retrouver le plaisir de savourer de nouvelles chansons, histoire de se rappeler que les grands classiques le sont justement devenus grâce à leur qualité, et à leur pouvoir de suspendre le temps durant leur écoute. River – the joni letters -est un enregistrement qui respire la réelle sincérité artistique et non pas une “simple compilation” de titres sans grande envergure.

Un excellent album, le genre à devenir culte avec le temps !

Herbie Hancock River -the joni letters sur Verve

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…