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Reflections In Blue, du saxophoniste belge Michel Mainil


C’est avec un immense plaisir que nous retrouvons le saxophoniste belge Michel Mainil au top de sa forme pour son dernier album “Reflections in Blue”, enregistré en live au Music Village de Bruxelles.
Un Michel qui se frotte avec brio à un répertoire nettement plus traditionnel et classique, bien loin de son précédent opus qui -il faut bien le reconnaître- nous avait laissé un peu sur notre faim.

Rien que du beau et même du très beau dans le choix des morceaux, car avec des auteurs comme Cole Porter, Gershwin, Wayne Shorter, seule la qualité ne peut être qu’au rendez-vous!
Mais outre le choix judicieux des pièces musicales, c’est surtout au niveau de l’interprétation qu’il faut distribuer des bons points. En effet, Michel joue avec des musiciens qu’il connaît bien; à savoir le surprenant pianiste Alain Rochette, le facétieux et toujours omniprésent José Bedeur à la basse, sans oublier le batteur Antoine Cirri, complice de longue date du saxophoniste louviérois.

Quant à Michel Mainil, qui reste une des belles pointures du jazz belge, il se lâche totalement dans cet album afin de nous offrir un son bien rond, surtout plaisant à écouter, et présentant cette magie de nous interpeller dès les premières notes.
Reflections in Blue est un excellent album, riche de couleurs différentes et agréable à parcourir. Une belle production avec un son de qualité, destinée tout autant aux néophytes du jazz qu’aux connaisseurs. Petit bémol, pour ceux qui connaissent le club, l’absence des paroles de présentation de Paul Huygens, Mister Music Village, symboles d’accueil et de cette douce atmosphère ressentie dans le plus beau club de Bruxelles.
Mais ce détail ne gâche en rien le plaisir de se laisser guider par la belle musique du quartet de Michel Mainil dans Reflections in Blue, un album décidément à découvrir.

Michel Mainil sur Label Travers Edition

Une réaction sur “Reflections In Blue, du saxophoniste belge Michel Mainil”

  1. Bonjour,

    Je souscris entièrement à cet article en tout point.
    Mais j’aimerais ajouter mon mot au sujet d’Antoine Cirri, excellent batteur qui, bien que n’ayant pas sa chère Gretsch, devait taper sur une véritable casserole dont les cymbales étaient trouées.
    Il en a sorti du groove plein les oreilles.
    Je veux aussi réagir sur les prestations ‘au pied levé’ de la 3ème partie avec le tromboniste Peter Maguire.
    On sait bien que c’étaient des standards mais de quelle façon magistrale ils entamèrent solos, breaks, figures et phrases originales sans se concerter.
    The right sound in the right place.
    Ca aussi c’est du professionnalisme !
    Les facéties de José ne gâchent en rien son incroyable talent : c’est un véritable artiste au sens le plus noble du terme.
    Une particulière attention pour ‘I love you Porgy’ que je raffole aussi sur le CD : un dialogue délicieux entre le pianiste et le saxophoniste.
    Quant au Music Village, un lieu charmant au style typique du coin.
    Reflections in Blue est un album que je m’acharne à faire découvrir jusque dans les coins les plus reculés des Ardennes.

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…