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Roman e-pistolaire


En cette veille de congés estivaux, un roman sur support MP3 à écouter sur la route des vacances, quoi de plus agréable pour oublier les fastidieux trajets automobiles ? C’est ce que nous propose la collection Audiolib qui publie Quand souffle le vent du nord, le roman épistolaire de l’auteur autrichien Daniel Glattauer. Epistolaire ou e-pistolaire puisque le roman est exclusivement constitué des mails que s’échangent Emmi Rothner et Léo Leike. Emmi a décidé de résilier son abonnement à un magazine et envoie par erreur un mail à Leo qu’elle ne connaît pas. Ainsi commence une relation virtuelle riche en découvertes et en confidences. Au fil du temps et des échanges avec Leo, Emmi Rothner, mariée et heureuse en ménage, tente de se convaincre que cette relation épistolière ne peut avoir d’incidence sur sa vie. Leo Leike, lui, assistant en psychologie du langage a bien du mal à se remettre d’une relation amoureuse et est intrigué par la vie stable d’Emmi. Ce qui devait arriver arrive : sans s’être jamais vus, ils tombent progressivement amoureux l’un de l’autre. Du déjà vu, me direz-vous ? Certes mais l’auteur parvient à éviter le cliché sentimental et surprend par la profondeur de l’analyse des sentiments. Crédibilité aussi des points de vue : masculin d’une part, féminin de l’autre.

10/10 alors ? Non malheureusement. Après un début séduisant et prometteur, le roman lu avec talent par Jean-Marc Delhausse et Nathalie Hugo s’enlise imperceptiblement. Les échanges finissent par se ressembler, ce sont les mêmes propos qui reviennent, l’hésitation sur le bien-fondé d’une rencontre « en chair et en os », le rappel incessant qu’Emmi est mariée, la jalousie inavouable de celle-ci lorsque Leo sort avec d’autres filles. Bref si le roman réussit à mêler étroitement séduction, amour et jalousie, les 5h26 d’audition se révèlent un chouia longuettes. Mais soyons juste, il faut écouter le roman d’une traite pour en profiter au mieux, ce qui n’a pas été possible pour moi. Et puis saluons l’épilogue qui surprend et qui frustrera bien des lecteurs (les lecteurs aiment être frustrés, non ?) : un véritable coup de théâtre auquel personne ne s’attend…

Quand souffle le vent du nord, Daniel Glattauer, lu par Robert Guilmard,  Jean-Marc Delhausse et Nathalie Hugo.

Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.