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SMS et plus si affinités


Depuis un an qu’ils ne nous disent plus rien, on se demandait vraiment à quoi pensent tous ces politiciens qui ne nous gouvernent pas ?
La réponse est venue de notre dernier leader bien-aimé-respecté. Ainsi donc, quand Yves Leterme pense, ce n’est ni à BHV, ni au remboursement de la dette, ni à l’avenir du Standard, même pas à la guerre qu’il mène en Afghanistan et en Lybie. Non, quand il pense, c’est à ça à qu’il pense. Eh bien…
On ne le voyait pas comme ça notre brave notaire social-chrétien. Dans la peau de D.S.K. Dites donc…
Quelqu’un a-t-il songé à enquêter auprès des femmes à journée polonaises qui, le soir, s’attardent dans les bureaux du 16 rue de la loi ?
Puisqu’une certaine presse a décidé que la vie privée torride de Yves Leterme méritait la « une » des journaux, autant aller jusqu’au bout des révélations. Déballons tout ! Pendant douze mois, les Belges ont crié : on veut un gouvernement ! En vain. Alors, changeons de slogan : ce qu’on veut, c’est un gouvernement seXuel ! Ce sera peut-être plus efficace.
Si, contrairement à l’image qu’ils affichent, tous ces êtres lointains qui se battent pour nous diriger sont au moins aussi brûlants que notre expéditeur des affaires courantes, on va avoir un gouvernement vite fait.
D’autres révélations ?
Ainsi, ce S.M.S. envoyé par un certain Bart D. à Oliver M. : « Mon petit francolâtre adoré, tu sais où j’aimerais mettre ta proposition d’élargir Bruxelles ? Réponds-moi viiiite ! »
Ou celui de ce même Olivier M. à un nommé Charles M. : « Ainsi, tu veux me quitter pour plus fort, plus puissant, plus borderline que moi ? Et tu t’imagines qu’il est prêt à te céder ? Pauvre naïf ! Si tu lisais le SMS qu’il m’a envoyé… »
Et dans la foulée ce message de Charles M. à Bart D. : « Mon lutteur chéri de la foire du midi, ne crois pas un mot de cette langue vipérine d’Olivier. C’est rien qu’un jaloux. Il sait qu’avec le régime de facilités que tu vas m’accorder, tu pourras tout avoir de moi. Tout ! »
Un certain Elio s’y est mis à son tour. Toujours à destination de Bart W., décidément le chéri de ces dames : « Ma mouette de la Vlaamse kust, j’ai appris qu’un tas de petits marquis tournent autour de toi comme des mouches folles. Méfie-toi de leurs faux serments ! Je suis en train de te fignoler une belle lettre d’amour, je suis sûr qu’elle te fera rougir autant que moi ! »
Faut-il s’étonner de ce tourbillon d’amour alors que notre vie politique récente a été rythmée par des mariages – des mariages ratés : la N.V.A. avec le C.D.&V., le S.P.a. avec Spirit, le M.C.C. avec le F.D.F. ? On comprend que certains préfèrent essayer les unions clandestines…

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…