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Souvenirs doux amers


La mer noire, Kéthévane Davrichewy, Paris : Sabine Wespieser, 2010. 214 p. 20 €

Dans son appartement parisien, une vieille femme attend toute sa famille, trois générations, pour son anniversaire. Les souvenirs aussi sont invités, et même s’ils ne le sont pas, ils sont du genre à s’imposer. Souvenirs de la Géorgie d’avant l’arrivée soviétique, souvenirs d’exil. Souvenirs d’un amour de jeunesse, une étoile filante qui, à plusieurs reprises, a retraversé le ciel de sa vie. Et qu’elle attend ce soir, pour une dernière apparition, sans savoir si elle le souhaite ou le redoute.
La mer noire est aussi l’évocation d’un pays, la Géorgie, d’une culture que nous connaissons si mal, confondue avec son voisin ennemi russe auquel elle a pourtant donné le pire de ses chefs : Staline.
Comme toujours, dans les choix éditoriaux de Sabine Wespieser, voici un roman à l’écriture magnifique, ciselée, fidèle à son propos, sans pathos excessif. Juste. Un roman sur la mémoire, cette petite fable fragile que nous bricolons tant bien que mal pour nous convaincre que nous avons vécu, et qu’il nous aura été offert d’être heureux, ou de surmonter les épreuves.

Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.