Facebook

Silence majeur

L’actualité est faite de télescopages ; la plupart sont dus au hasard mais, comme l’écrivait Satprem, «le hasard, c’est quand on ne connaît pas la loi». Pas la Loi inscrite dans les Codes ; celle qui, plus subtile, constitue par exemple le climat de pensée d’une époque, d’une société. Et puis, ces télescopages ont leur [...]

10 décembre 2009 : le jour de Pierre Mertens

Disons-le d’entrée de jeu ; je ne pense pas que Pierre Mertens me considère comme un de ses amis, et pour de bonnes raisons sans doute. Nous n’avons jamais été très proches physiquement, même si nos chemins se sont croisés à plusieurs reprises.

A Pierre Mertens

Il y a quarante ans que Pierre et moi nous connaissons. Nos relations n’ont pas toujours été harmonieuses. Il y a eu des hauts et des bas, mais, à ma connaissance, pas de coups bas. Je n’ai pas aimé tous ses livres. Mais j’en ai trouvé qui méritaient d’être placés aux sommets de la littérature [...]

Une vie vouée à la littérature

L’écrivain aime les livres, on ne peut en douter en contemplant la vaste pièce qui lui sert de bureau dans l’appartement qu’il occupe au onzième étage d’un immeuble bruxellois. Des centaines d’ouvrages tapissent les murs, recouvrent les tables, chaises et fauteuils, et il faut en enjamber des piles pour atteindre la petite table ronde recouverte [...]

Une morale de l’ambiguïté

Discours tenu au Théâtre Poème, le 8 septembre 1995, dans le cadre du colloque « Pierre Mertens. Le mérite de la fiction », organisé par Danielle Bajomée et Monique Dorsel. Il y a quelque temps, comme je venais d’écrire un article sur la réédition des Bons offices, par un de ces subterfuges dont il a le secret, [...]

Tu n’as rien vu à Renaix

J’ai rencontré surtout une fois Pierre Mertens, à l’époque de la publication d’Une paix royale, ou plutôt du procès qui lui avait été intenté par la Princesse Lilian (il faudrait s’interroger sur la propension des auteurs francophones belges à envisager la réalité de ce pays par le seul prisme de la monarchie, comme Patrick Roegiers [...]

Ma a che serve la luce ?

Ce vers de Pier-Paolo Pasolini, tiré de son recueil Le Ceneri di Gramsci (version bilingue dans l’édition Folio), je l’avais placé en exergue du dernier manuscrit confié à Luce (Wilquin), devinant qu’outre le fait de ne pas le lire elle n’en comprendrait pas l’allusion. Car sous les apparences d’une interrogation simple, faite par le narrateur [...]

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.

    • Il faut

      Si, comme il l’a confié en Guyane, Nicolas Sarkozy envisage « la fin de sa carrière », et ainsi sa défaite à la Présidentielle de 2012, il sera facile de deviner ce qu’il dirait lors de ses adieux : à savoir que ce n’est pas sa faute si les français sont si allergiques aux réformes – bref, qu’ils ne le méritaient pas ! Et de conclure : « Je vous quitte, car maintenant, il faut que je me fasse de l’argent… »