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Testament de Jarrett


Le pianiste américain Keith Jarrett aime répéter que lorsqu’il s’installe au piano, c’est pour suivre ses mains, ignorant totalement la direction qu’elles vont prendre. C’est ainsi qu’il est connu mondialement pour ses concerts en solo, et son interprétation sans filets, d’une musique unique, faite de silences et d’envolées lyriques flirtant avec le jazz et le classique.

Son dernier album porte le nom de Testament, peut-être celui d’un amour récemment terminé, ou d’un voyage personnel, dont nous ignorons évidemment les méandres. Captés à Londres et à Paris,Testament comporte deux enregistrements de nombreuses pièces musicales, de plusieurs et parfois longues minutes toujours jouées en communion totale avec le public. Et cela, dans une atmosphère quasi monacale car Keith Jarrett est réputé pour son intolérance pour le bruit durant les concerts. Passés ces caprices de star, sa musique est tout simplement exceptionnelle, et conduira le spectateur à son tour, dans un trip personnel, avec cette douce sensation de sentir le temps se suspendre quelques instants.

Ainsi, le simple auditeur deviendra acteur, laissant son imagination gambader,lorsque les mains du grand Keith interpréteront de superbes mélodies, mélanges de larmes, d’émotions retenues et de beauté éternelle.

Testament est tout simplement un album à suivre, à aimer et à garder au fond de son cœur. Car il est unique comme le sont l’œuvre et la personnalité de ce grand artiste.

Testament/ sur ECM

Testament de Keith Jarrett

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    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…