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The very best of Diana Krall Sur Universal/Verve


La sortie d’un album de la pianiste Diana Krall, fût-ce un « Greatest hits », constitue autant un événement qu’un non événement.

Non-événement car, avec Diana Krall, on a rarement de véritables surprises. Ses cheveux ne sont toujours pas plus décoiffés en fin de concert, son répertoire est encore aussi carré, sa voix et ses interprétations toujours aussi parfaites. Tout est clean, trop clean probablement, d’où cet effet de non surprise, d’emballage trop lisse, discrètement régulé par le marketing efficace de sa compagnie de disques. On cherche d’ailleurs toujours l’émotion et la sensualité dans tout cela.

Pourtant, il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que Diana Krall a amené au jazz – fût-il hyper classique – une génération d’auditeurs qui n’y serait probablement jamais arrivée sans les qualités intrinsèques de la diva canadienne.

Car, Diana est terriblement efficace, bousculant parfaitement les tempos, accrochant sans lasser, s’appropriant sans aucune difficulté jolies ballades et morceaux swing teintés de bop, avec en plus cette aisance naturelle confirmant qu’elle est avant tout une grande artiste.

Aussi est -il très agréable d’écouter et de se laisser bercer par son double album, présentant quelques-uns de ses grands succès toujours plaisants à entendre, et quelques pièces écrites par son mari, Elvis Costello en personne. Peut -être est ce d’ailleurs dans ce répertoire moins commercial que Diana est la plus surprenante et prometteuse pour l’avenir du jazz.

Un Dvd de clips et de prestations live filmées au domicile de Miss Krall, en compagnie des grands bassistes Chris Mac Bride et John Clayton et du batteur Peter Erskine, comblera ses fans et devrait représenter un cadeau parfait pour toute personne désireuse de passer un bon moment en compagnie d’une pianiste brillante, perfectionniste et charismatique.

Un des cadeaux du futur sapin de Noël.

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…