Facebook

Together by Diederik Wissels


Chaque musicien éprouve un jour l’inévitable envie de se confronter à lui-même, en se consacrant à l’exercice difficile et périlleux de l’enregistrement en solo, rencontre multi risques avec le public à défaut d’une mise au point avec sa propre image d’artiste.

Beaucoup s’y sont essayés, certains ont obtenu la mention “bien, mais peut mieux faire”, d’autres n’ont pas été retenus pour la suite de l’aventure, n’ayant ni le charisme, ni les compétences pour sortir du lot, et enfin quelques uns seulement méritent la récompense suprême de la grande distinction.

Le pianiste Diederik Wissels est, sans conteste, à classer dans la troisième catégorie, grâce à Together, qui paradoxalement au vu de son titre, est un premier album solo.

Together, c’est un superbe enregistrement de morceaux très courts, de mélodies magnifiques, tirées d’un répertoire auquel Diederik ne nous avait pas habitués : inspiration classique, atmosphère très nordique style E.S.T ou grandissime tendance Keith Jarrett, de la musique qui se retient et se murmure, et qui enchante toujours par sa luminosité et sa simplicité.

Point de jazz au sens propre donc, mais des compositions fraîches et enjouées, témoin de la joie de vivre de Diederick mais aussi de son plaisir de s’évader et de s’accomplir dans cet exercice de style du piano solo, rien de “barbant” ni de sirupeux, et encore moins de nombrilisme exacerbé. De belles notes, du grand art.

Together, découverte d’une facette différente d’un talent déjà reconnu, et point de départ d’une nouvelle étape de sa carrière. Que vous soyez seul ou Together, laissez vous aller à la découverte de ce très bel album, celui d’un magnifique compositeur et interprète et d’un grand homme tout simplement.

Together de Diederik Wissels.

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…