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Un classique de la BD belge


thylEn 2006, l’année de ses soixante ans, le Lombard a réédité en fac-similé douze albums représentatifs de quelques-unes de ses séries phares (Blake et Mortimer, Michel Vaillant, Clifton, Bruno Brazil, Corentin, Modeste et Pompon, etc). Poursuivant sur sa lancée, l’éditeur bruxellois à publié, sous la même présentation, des histoires des moins connus Prudence Petitpas, Jari, Spaghetti ou Strapontin. Et c’est aujourd’hui Thyl Ulenspiegel qui fait l’honneur de cette collection Millésime.

Son auteur, l’Anversois Willy Vandersteen (1913-1990) est le père d’une série best-seller en Flandre et, dans une moindre mesure, en Wallonie, mais quasiment inconnue en France,  Bob et Bobette,  Publiées après-guerre dans le Standaard,  les aventures de ces deux enfants, de Tante Sidonie et de Lambique apparaissent en français dans le journal Tintin à la fin des années 1940. Six histoires seront publiées au Lombard entre 1952 et 1959.

En même temps, le très prolifique dessinateur met en images les aventures de Thyl Ulenspieghel inspirées d’une légende allemande et librement adaptées du roman de Charles de Coster. Ce sont ces deux histoires, La révolte des gueux et Fort-Amsterdam, parues dans Tintin entre 1951 et 1953, qui sont aujourd’hui l’objet de ce fac-similé.  Où l’on trouve le héros combattant, d’une part, l’occupant espagnol dans les années 1560 et luttant, d’autre part, aux côtés des Indiens victimes de la violence du directeur de la Compagnie des Indes occidentales. Toujours avec la jeune Nele et le courageux Lamme. Un album soigné qui, par la qualité du récit et du dessin, a conservé son charme et sa force.

Willy Vandersteen, Les aventures de Thyl Ulenspiegel, Le Lombard, 132 pages, 28 €

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…