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Un drôle d’écrivain


Mariage, Jacques A. Bertrand, Julliard, Paris, 151 pages, 15 €

Je vous ai dit, en janvier dernier, tout le bien que je pensais du livre de Jacques A. Bertrand (A. pour André, en réalité la seconde partie de son prénom, adopté du temps où il était journaliste pour ne pas être confondu avec un autre Bertrand), Les autres c’est rien que des sales types. Depuis, j’ai lu plusieurs de ses livres (on ne les trouve pas facilement) et notamment J’aime pas les autres et celui qui vent de sortir, Mariages.

Dans le premier, apparemment largement autobiographique, et tout à fait, savoureux, on apprend par exemple que cet Ardéchois (cœur fidèle?) qui, enfant, voulait faire rire pour être aimé en rêvant de devenir «clown-poète» (peut-être l’est-il devenu), a été marié à une riche Flamande (qu’il avait mise enceinte) et a fréquenté Beauvoir (pas la vraie, une autre qu’il avait baptisée de ce sobriquet) – enfin, je dis «lui», mais peut-être est-ce en partie inventé. Il avoue aussi un goût affirmé pour la contradiction, qu’on lui accorde volontiers.
Mariages, son dernier-né, est une suite de brefs textes racontant des histoires d’amour, ici ou ailleurs, heureuses ou non, vraies ou pas. Qu’importe après tout: c’est moins ce qui est raconté qui compte, même si certaines situations sont cocasses, que le ton de l’auteur, une sorte de tendresse ironique, un regard moins mordant que dans son livre précédent mais étonné de voir tout ce dont sont capables (coupables?) ses congénères. A noter que cet écrivain discret – mais ni bougon ni misanthrope, malgré ce que pourrait laisser croire le titre de certains de ses ouvrages –, qui a entamé sa carrière littéraire en 1983 avec un drôle de livre, Tristesse de la balance et autres signes, sans cesse réédité depuis, a été récompensé par une flopée de prix «secondaires»: le Flore, le Grand Chosier (?), le Georges Brassens (pour J’aime ,pas les autres, précisément, on comprend pourquoi), le 30 millions d’amis (pour… Les Sales bêtes) et le Grand Prix de l’humour noir pour Les autres c’est rien que des sales types. Un drôle de type, vraiment.

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Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.