Facebook

Un livre rouge


Grenouilles, Mo Yan, Paris : Seuil, 2011. 408 p. 22 €

Mo Yan est un écrivain chinois éblouissant. Truculent et inventif, il offre, à travers ses romans — comme son précédent et fabuleux “La dure loi du Karma” —, à dresser le tableau historique de la Chine communiste, depuis les temps révolutionnaires des pionniers jusqu’à l’ère moderne dans laquelle le Grand Timonier aurait du mal à retrouver ses petits.
Cette fois, il construit un roman autour de deux personnages principaux : Chen le Pied, dit Têtard, un écrivain très médiocre en contact avec un prestigieux confrère japonais, pour lequel il a entrepris d’écrire la vie de sa Tante, gynécologue et communiste de choc qui a marqué son époque et sa région, avant de…
Au cœur de cette épopée moderne, la question cruciale en Chine : le contrôle des naissances. Mao impose la règle de l’enfant unique, et la Tante se charge de l’appliquer, coûte que coûte. Une figure grandiose, glorieuse et ridicule à la fois…
Et les grenouilles, me direz-vous ? Lisez Têtard pour le savoir !

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…