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Un monde onirique


Approchez mesdames et messieurs, le spectacle va bientôt commencer ! Au programme une suite de sept histoires fantasmagoriques et surprenantes. Un univers d’effets spéciaux en carton-pâte, de fantaisie et de mystère. C’est signé Vehlmann et Duchazeau, et vous en redemanderez !
Voici un album surprenant qui met en scène sept histoires qu’AURAIT PU imaginer Méliès. Faut oser ! Et ça marche. Nous sommes en 1928 à Paris, Georges Méliès raconte à un jeune poète, Jacques Prévert, ses débuts dans le cinéma, l’influence des travaux des frères Lumière, sa volonté farouche d’aller plus loin en filmant l’extraordinaire plutôt que la banalité du réel. Il parle du rôle joué dans son oeuvre par les trucages de l’illusionniste Houdini. Il raconte ses expériences mais on est loin d’une biographie. Les auteurs ont préféré se concentrer sur des scenarii que Méliès aurait pu filmer. On se délecte de ces histoires dinguo-poétiques dans lesquels grouillent automates, trapézistes et autres haltérophiles amoureux. Frantz Duchazeau a recourt à un crayonné noir et blanc adroit et expressif. Scénariste et dessinateur réussissent donc d’une seule voix à exhumer l’univers enchanté de Georges Méliès par le truchement de ces sept fables drolatiques. Quelques titres pour vous donner l’eau à la bouche : « Un fantôme sur la lune », « La Nécropole mécanique », « Le diable amoureux » ou encore « Les féeries récalcitrantes ».

Le Diable amoureux et autres films jamais tournés par Méliès, Vehlmann et Duchazeau, Dargaud, 84 pages.

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…