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Un petit air de Beatles…


« John Lennon, pfffff ça va on connaît ! »…

On connaît sa vie certes mais lorsque elle est racontée par David Foenkinos elle a un charme tout particulier! L’auteur de La Délicatesse revient sur le devant de la scène avec cette belle plongée dans l’introspection de la star internationale. Le ton est touchant et drôle, on ressent l’énorme pression du succès, le cynisme inhérent de John Lennon, sa lâcheté, ses tendances égocentriques et bien sûr son côté tourmenté (un enfant puis un homme hanté par la solitude et l’abandon). Portrait subtil et sans concession qui une fois refermé laisse toutes les portes ouvertes : Finalement qui était John Lennon ? Un homme torturé ? Un génie de la musique ? Un passéiste ? Un homme violent ? Bien sûr tout cela à la fois et tellement plus encore… À lire ! Ne fut-ce que pour le plaisir de se surprendre à fredonner à nouveau les grands tubes des Beatles.  

Lennon, David Foenkinos, Plon, 236 p.

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…