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Un talent royal


BERENBOOM_Roi_ptLe roi du Congo, Alain Berenboom, Paris : Bernard Pascuito, 2009. 390 p. 20 €

Michel Van Loo, le détective plutôt médiocre inventé par Alain Berenboom, est en train de devenir non seulement une figure de la littérature du genre, mais aussi de l’histoire fantasmée de notre pays. Grâce à lui, Berenboom déploie son exceptionnelle connaissance de la Belgique des années d’après-guerre et nous la transmet l’air de rien, par la grâce d’une fiction – ce genre de mensonge qui, comme le rappelait Aragon, est le mieux à même de faire passer quelques vérités essentielles.
Dans son précédent roman, “Périls en ce royaume”, Berenboom traitait de la Question royale et des déchirements de la gauche. Cette fois, on franchit les mers et on plonge dans cette autre question clé : la colonisation, l’exploitation éhontée du Congo sous couvert d’y apporter les bienfaits de la civilisation.
Aux délices de la fiction, Berenboom mêle le sel de son humour. Mais c’est, au final, une formidable leçon d’Histoire.

Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.