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Une éducation sentimentale


JouglaLe petit philosophe, Stéphane Jougla, Paris : Seuil, 2009. 125 p. 15 €

Le monde de l’enfance est un sujet souvent (mal)traité par les romanciers. La voix d’un enfant, ses fausses naïvetés… n’est pas Romain Gary qui veut, et nombreux échouent, qui sombrent dans le bêtifiant ou le manque de naturel. Stéphane Jougla, avec son petit Louis, nommé philosophe par sa mère, y réussit parfaitement et apporte à ce genre une touche originale et trouble. Car le petit Louis, cerné de mille et un frères, rêve pour sa mère divorcée d’un nouveau père qui le mettrait au monde, enfin. Vite, avant qu’il ne soit trop tard.
Mais voilà, les voies du désir sont capricieuses. L’amant découvert, Denis, est l’homme parfait. Jeune, beau, amoureux des livres. Livres qu’il partage avec Louis, dévoreur. Et Louis, qui n’a pour le corps de sa mère nulle pudeur et nulle inconnue, découvre à treize ans ce que le mot “ami” vient du verbe “aimer”. Denis, l’ami, dans le lit de sa mère. Louis, au pied du lit des amants. Louis philosophe, ami de la sagesse, ami de la tendresse.

Une réaction sur “Une éducation sentimentale”

  1. Jougla dit :

    Cher Monsieur,

    Merci pour votre belle critique de mon roman. Je suis heureux que Louis vous ait intéressé. Votre article donne un compte rendu fidèle, sensible et précis du contenu du livre. Je suis toujours émerveillé lorsqu’un de mes textes touche ainsi un lecteur.
    Merci encore
    Bien cordialement,
    Stéphane Jougla

Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.