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Une fleur sombre


CASANOVA_Odeur_ptEt l’odeur des narcisses, Marie Casanova, Paris : Galaade, 2009. 118 p. 15 €

Entre le Flaubert d’Une vie et la Recherche de Proust, le court roman de Marie Casanova a l’âpreté, la dureté et le brillant des diamants littéraires. Thérèse, à la jambe amputée depuis l’adolescence, à la prothèse douloureuse depuis l’aube des amours, mâche ses souvenirs, rassemble autour du feu les fantômes de sa vie.
C’est le grand-père italien, Maestro Francesco, qui lui a appris à faire le feu. Qui lui a aussi donné le goût de l’Italie. Là, dans cette Corse où elle va mourir parce que son père n’a pas voulu rester en Italie, elle se souvient de Cayenne où elle (presque) née et où elle a vu mourir les condamnés. Elle rêve de l’Italie où elle aurait voulu rester, vivre et mourir.
Les fantômes sont ce grand-père, ses parents – ceux qui lui manquent – ; les hommes qu’elle a aimés et qui l’ont trompée, quittée.
Mais ne doit-elle pas déjà être heureuse d’avoir été aimée un peu, celle qui ne sait pas danser ?

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…