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Une fleur sombre


CASANOVA_Odeur_ptEt l’odeur des narcisses, Marie Casanova, Paris : Galaade, 2009. 118 p. 15 €

Entre le Flaubert d’Une vie et la Recherche de Proust, le court roman de Marie Casanova a l’âpreté, la dureté et le brillant des diamants littéraires. Thérèse, à la jambe amputée depuis l’adolescence, à la prothèse douloureuse depuis l’aube des amours, mâche ses souvenirs, rassemble autour du feu les fantômes de sa vie.
C’est le grand-père italien, Maestro Francesco, qui lui a appris à faire le feu. Qui lui a aussi donné le goût de l’Italie. Là, dans cette Corse où elle va mourir parce que son père n’a pas voulu rester en Italie, elle se souvient de Cayenne où elle (presque) née et où elle a vu mourir les condamnés. Elle rêve de l’Italie où elle aurait voulu rester, vivre et mourir.
Les fantômes sont ce grand-père, ses parents – ceux qui lui manquent – ; les hommes qu’elle a aimés et qui l’ont trompée, quittée.
Mais ne doit-elle pas déjà être heureuse d’avoir été aimée un peu, celle qui ne sait pas danser ?

Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.