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Une reine de beauté


Hortense Dufour nous a habitués à d’attachantes biographies (sur la Comtesse de Ségur ou sur Marie-Antoinette). Elle nous plonge cette fois au cœur de la Renaissance, au milieu des sanglants conflits qui décimèrent catholiques et protestants, en s’attachant plus particulièrement à la figure de Marguerite de Valois, la fameuse reine Margot. À l’âge de 19 ans, après une tumultueuse passion pour le Duc Henri de Guise, Marguerite – princesse catholique – est mariée par sa mère Catherine de Médicis à un prince protestant, Henri de Navarre, le futur Henri IV.

Sous la plume flamboyante d’Hortense Dufour, c’est toute la France religieuse qui défile sous nos yeux éblouis (et terrifiés par une époque aussi meurtrière). Ce sont également les Valois que nous regardons évoluer, cette famille de dégénérés : François II qui meurt précocement à l’âge de 16 ans,  Charles IX roi falot,  violent et déséquilibré qui fut l’un des responsables de la Saint-Barthélemy, Henri II incestueux et manipulateur, Hercule-François défiguré par la petite vérole que sa mère décrit comme suit: « Un petit moricaud ne rêvant que guerre… ». Seule de cette famille de tarés émerge une reine de beauté, intelligente, solide et voluptueuse, Marguerite.

S’il ne fallait retenir qu’une des cent qualités du livre d’Hortense Dufour, ce serait sans doute le spectre d’années très large qu’il recouvre : contrairement au film de Patrice Chéreau La Reine Margot (avec Isabelle Adjani, Daniel Auteuil et Jean-Hugues Anglade) qui se focalisait sur quelques jours de la vie de Marguerite, le livre parcourt une existence entière : de l’enfance à la mort. Dans cette vie, la mère, Catherine de Médicis, occupe une place prépondérante. Hortense Dufour nous donne donc à lire les destinées passionnantes de deux femmes très différentes, la mère et la fille. Deux biographies en une…

Margot, la reine rebelle, les épreuves et les jours, Hortense Dufour, Flammarion, 568 pages

Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.