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Une réponse : l’amour


Quand la grande Barbara Streisand fait appel à la pianiste Diana Krall, et au producteur Tommy Lapuma pour enregistrer des reprises des classiques du song book américain, on peut déjà être certain de rencontrer qualité et professionnalisme, tant il est vrai que la star internationale n’a pas vraiment la réputation de se déplacer pour rien, ni de perdre son temps à enregistrer des navets.

Et là où les autres chanteuses de jazz auraient fréquemment tendance à ne pas réussir cet examen avec une grande distinction mais plutôt avec la mention «peut faire mieux ou ne fera pas progresser la musique du 20è siècle», Barbara Streisand ne copie pas, ne se lance pas dans des interprétations délirantes, mais se réapproprie ces superbes chansons au point que certaines d’entre elles semblent enregistrées pour la première fois tant elles sont empreintes du sceau de la beauté et du respect de la partition originelle.

Dès lors, grand sera notre plaisir d’écouter les Gentle rain, Smoke gets in your eyes, Some other time, et bien d’autres standards avec un plus pour cette très belle et étonnante version d’If you go away, soit un Ne me quitte pas dont le grand Jacques aurait certainement apprécié la sensualité et l’émotion inhérentes.

Bien sûr, Love is the answer de Barbara Streisand n’est pas à écouter pour battre le tempo d’un prochain jogging, mais plutôt à réserver à des moments d’intimité, de douceur et pour quoi pas d’amours. La présence de Diana Krall, toujours aussi brillante au clavier, et celle du pianiste new-yorkais Bill Charlap, l’orchestration – pour une fois discrète quand aux références aux cuivres et aux violons – ne font qu’accentuer la qualité acoustique et le plaisir de se laisser bercer par l’enregistrement.

Un bon album qui, bien que de facture très classique, n’aura pas à rougir de figurer dans votre discothèque, au rayon “accompagnement de bons moments”.

Love is the answer / Sony Music

Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.